Le Feldenkrais entre mythe et réalité

Le Feldenkrais entre mythe et réalité

Le Feldenkrais :
entre mythe et réalité*

16

SEPTEMBRE, 2026

Auteur

Nathalie Touaty,
praticienne Feldenkrais,
depuis 2004.

Catégories

La pratique de la méthode Feldenkrais vient très souvent [mais pas uniquement] à l’esprit des personnes, qui après une blessure, ou du moment que certains troubles musculaires ou osseux apparaissent.
Le danseur, le sportif (blessé), la personne avec une mobilité de moins en moins facile à réveiller, viennent chercher une pratique douce, relaxante.
Au fil du temps, la méthode devient plus connue pour ses effets que pour ce dont elle est vraiment.
Défaisons ensemble quelques mythes ou idées fausses, et comprendre cette méthode issue de la rencontre entre la science et les arts martiaux.

Le Feldenkrais: c’est ? C’est pas ?

À propos de l’étirement

Mythe : On étire les muscles doucement pour améliorer la flexibilité

Réalité : sans s’étirer , plus ou moins loin, il s’agit, il s’agit d’apprendre à organiser son mouvement différemment, au travers de l’exploration, de la sensation et la prise de conscience.

À propos de la lenteur et de la douceur

Mythe : si c’est lent ou subtil, cela ne doit être ni efficace, ni puissant

Réalité : Les mouvements exécutés lentement peuvent amener des différences subtiles plus faciles à Sentir donnant au système nerveux plus d’informations à partir desquelles apprendre.

À propos des douleurs et des blessures

Mythe : c’est seulement pour la rééducation et des personnes faisant face à des problèmes

Réalité : le Feldenkrais est pour quiconque veut améliorer sa façon de bouger, des activités quotidiennes à la danse, la pratique instrumentale, vocale, le sport et la performance.

À propos du praticien, de son savoir

Mythe : Le praticien sait ce qui est bon pour vous et vous corrige

Réalité : la méthode Feldenkrais n’est pas une méthode corrective. Avec la voix ou le toucher, le praticien crée les conditions pour que votre système nerveux découvre des chemins de mouvement et d’action plus confortables et efficaces pour mieux bouger et être mieux.

À propos des façons de bouger

Mythe : la méthode Feldenkrais permet de trouver une façon idéale de bouger et de la reproduire

Réalité : en Feldenkrais, il s’agit de développer des options, de liberté, de choix, d’adaptabilité.Cela aide le système nerveux à être plus conscient, plus attentif, plus flexible et apte à ce que la vie apporte.

Notes :

* – Article inspiré d’un post sur Instagram , de la fédération australienne de la méthode Feldenkrais®

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La « Prise de Conscience par le Mouvement »

La « Prise de Conscience par le Mouvement »

« Awareness through Movement « 

De quelle conscience s’agit-il ? Ou ne serais-ce pas plusieurs consciences ?

La leçon en groupe de la méthode Feldenkrais® nommée « Prise de conscience par le Mouvement »,suit un processus de coordinations, a son vocabulaire propre afin de guider le mouvement ; c’est aussi un processus qui nous entraîne à porter notre attention. Curieux-ses de nous-mêmes, nous entrons dans une forme d’intimité, de connaissance profonde.

Qu’on soit allongé-e au sol, assis-e d’une façon ou d’une autre, parfois debout, le cours se déroule avec une prise de contact avec soi-même, de l’observation et de l’écoute.Des repères s’installent sur lesquels le geste , le mouvement peuvent se développer. Guidé-e par la voix de l’enseignant-e, l’attention à soi au travers du mouvement se produit.

Pour cette expérience exploratoire ou expérimentation de la « Prise de Conscience par le Mouvement », de quelle conscience parlons-nous ?

Si en anglais 2 mots relèvent des deux définitions distinctes : « consciousness » et « awareness », le français n’a qu’un seul mot qui doit être compléter : en effet nous pourrions distinguer plusieurs consciences, plusieurs états de conscience.

Il y a la conscience de nos actes , qui peut devenir une conscience morale selon notre propre système de valeur.

Il y a la conscience comme savoir : elle s’oppose à l’ignorance ; elle peut aussi être une conscience de la connaissance qui conjugue celle des actes et celle d’un savoir crée par l’expérience, par de l’expérimentation.

Puis il y a une conscience d’éveil qui indique un état de présence à la réalité, qui est rarement stable.

Celle que nous traversons en Feldenkrais , lors d’une « Prise de conscience par le mouvement », pourrait être à la fois un état de corps qui nous rend présent à la réalité. Et si parfois on s’évade dans une rêverie, ou dans les pensées des soucis quotidiens, un état de présence, de se sentir disponible, s’invite de plus en plus rapidement, et fréquemment, par une pratique régulière. Le contact au sol, donner son poids au sol, deviennent les prémisses de cette présence spontanée à soi-même.

L’enseignant-e nous invite à sentir. Si ce sentir peut paraître mystérieux, ou lointain et nombre d’entre vous m’indique qu’il peut l’être, nous pouvons au cours de la leçon reprendre contact avec la sensation, avec un sentiment d’habiter notre corps.Ces moments où l’on passe d’une observation de soi extérieure , à une conscience comme sensation deviennent un puzzle qui de leçons en leçons, nourrit une image de soi plus complète.

Avec le mouvement nous pouvons prendre conscience des actions demandées, dans une attention affinée de nos coordinations, de l’intention que nous avons du geste, de la manière dont on l’agit. Nos façons de faire s’agrandissent et nous élargissent ; les habitudes sont plus souples.

La clé c’est « awareness » : que l’on peut traduire par l’attention vigilante. Cette attention peut être dirigée vers une partie de soi-même ; elle peut souligner une sensation, elle peut être plus globale, enveloppante. Cette attention vigilante mobilise non seulement une énergie mais mobilise un engagement dans l’action et sa qualité : la lenteur, l’écoute le contact à soi créent un « être avec » : nous sommes avec l’appui du sol , avec ce qui freine dans le mouvement, avec les limitations qui se lèvent, les mobilités nouvelles et ajustées aux anciennes, les habitudes et les mouvements non-habituels. Cette attention dans un « être avec », apporte calme et détente.

La conscience de soi, réflexive, à ce à quoi et par quoi nous avons pris conscience (des représentations, des habitudes, des potentiels ) vient objectiver la leçon tout en percevant un sentiment intérieur immédiat, dans un contact à soi immédiat : on se sent touché en soi, par soi-même.

Au moment de la fin de la leçon, des signes de retrait de l’enseignant-e sont perçues par l’élève. Des signes donnés par la voix, le rythme, la tonalité, un silence, voir même un rituel verbal pour clôturer, permettent à la personne de se retirer de cet engagement, de laisser l’attention se décentrer un peu d’elle-même pour se centrer sur l’environnement. L’état de corps modifié, le tonus modifié , la personne se lève et prend conscience de changements.

La leçon s’assimile et elle continuera d’être assimilée acceptée, dans la marche, au-dehors.

Le fil emmène les vertèbres, une à une

Le fil emmène les vertèbres, une à une

Le fil emmène les vertèbres,
une à une

6

JUILLET, 2022

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Cette séance vous fera découvrir subtilement le mouvement des vertèbres. Pour sentir , amenez votre attention pendant les mouvements  et non une fois le mouvement fait. Laissez-vous porter par les indications , sans chercher à réussir : vous en aurez plus de bénéfice. Cette séance a été enseignée lors d’un atelier sur la colonne vertébrale: elle fait suite à une autre séance. En Feldenkrais il n ‘ y a pas de niveaux : vous rentrez dans un processus.

Bonne découverte, et pratique!

Écouter le cours

par Nathalie Touaty de Perpetuum Mobile

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Lettre aux élèves

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et à tous ceux qui ne connaissent pas la méthode Feldenkrais™

24

JUIN, 2022

Auteur

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Souvent je vous entends dire « C’est difficile de parler de la méthode ! »
Pourtant dès que je vous écoute en parler, je vous trouve pertinent, synthétique,
exprimant l’essentiel avec des mots simples …

Alors qu’est-ce qui vous fait croire que vous ne savez pas ?!

Je vous invite -pour parler de la méthode Feldenkrais, à laisser parler votre subjectivité, votre expérience.
Cette subjectivité s’appuie sur vos perceptions, et vos sensations au cours des mouvements et de leurs processus fonctionnels, comme sur vos « prises de conscience ».
Ce subjectif qui s’accorde à la réalité physique de votre squelette et de vos muscles devient une conversation qui se développe.
Ainsi la connaissance de vous-mêmes s’agrandit en pratiquant. Mais dans un modèle de société où la pensée crée des catégories, parler à partir de notre subjectivité nous paraît désuet, voir illégitime….

Quel est cet acte de percevoir?

C’est percevoir les changements d’appui sur le sol entre le début et la fin de la leçon, comme tout au long.
C’est percevoir les changements de sensation de notre longueur, de nos volumes dans le bassin, le ventre, la cage thoracique.

C’est percevoir les relations entre les articulations, et les différentes parties de nous-mêmes, et comment se fait le mouvement.

C’est observer la qualité du mouvement plutôt qu’évaluer si vous faites bien ou pas.
Un changement se fait dans la « posture » qui est aussi notre attitude au monde, qui varie : rien n’est stable.
Les écarts perçus au cours de la séance, construisent la différence perçue entre un avant et un après : ils construisent un apprentissage.
Si au début vous avez peu de vocabulaire « kinesthésique » de mouvement, qui raconte votre vécu, celui-ci s’enrichit progressivement comme vos gestes, vos choix dans le mouvement.
Et vous vous sentez plus long, plus grand, plus ouvert, plus libre … les pensées suivent l’état du corps.

La méthode Feldenkrais met en mouvement notre réalité subjective : comment on s’engage dans le mouvement, comment on l’organise, ce qui freine et ce qui joue librement. Par une attention ouverte qui peut alterner avec des moments, où elle focalise et pointe des détails, c’est ainsi toute la pensée en action qui se clarifie.
Sa richesse est le nombre insoupçonné de leçons différentes qui viennent toutes vous améliorer et vous offrent un terrain de jeux, un champ d’explorations.

L’inhabituel éclaire l’habituel

Vous savez ce que vous faîtes et comment vous le faîtes.

Sans chercher à réussir, la réalité subjective se rapproche de la réalité objective, et de votre potentiel physique. En cherchant à réussir, vous pourriez chercher à faire bien, comme il faut, vous pourriez avoir tendance à vous évaluer, à discriminer…finalement à vous éloigner de vous-même : vous commenceriez à produire des gestes que vous pourriez croire comme être ceux à exécuter…
Alors, vous comprenez bien que cette méthode est une démarche d’apprentissage : apprendre de vous-même, à vous-même. Et je tente de vous guider vers cela…
Bien sûr, la méthode Feldenkrais a des effets bénéfiques que nous, praticiens, ne nommons pas car ils viendraient créer un filtre entre la découverte du processus et votre expérimentation.

Cependant que pourraient-ils être ? Tentons une petite liste non exhaustive :

  •  Les douleurs s’atténuent réellement, et ça se prolonge !
  • Le plaisir du mouvement et une mobilité retrouvée même dans des articulations identifiées comme solides, tenues ….
  • Une posture/attitude : une « Acture » comme disait Moshe Feldenkrais, plus tranquille, moins en tension.
  • Une présence à soi
  • Du potentiel d’actions physiques et cognitives
  • La capacité d’autorégulation du système nerveux, retrouvée

Une constante à chaque fin de cours : un état profond de détente … Et sachez que ce n’est pas une méthode ou technique de relaxation : voici ce que disait Moshe Feldenkrais de cet état dit de « relaxation »

« La relaxation signifie que tout excès d’inhibition et d’excitation sont réduits c’est-à-dire que le tonus général des muscles et des articulations est adouci. Nous appelons « relaxation » la mobilisation de l’action. »

Je suis certaine que vous pourriez compléter cet article et témoigner de vos séances… La richesse de nos expériences valent plus que toute les catégorisations du monde !

Nathalie Touaty

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7

JUILLET, 2020

Auteur

Moshé Feldenkrais, traduit par Nathalie Touaty

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De Moshé Feldenkrais, Docteur en Sciences Physiques.

Traduction Nathalie Touaty. Droits réservés document de Feldenkrais Ressources™

Edité par The Feldenkrais Institute, New York.

Faites tout très lentement

Je n’ai pas l’intention de vous enseigner, mais de vous permettre d’apprendre selon votre niveau de compréhension et d’action.

Nous avons besoin de suffisamment de temps pour nous percevoir et nous organiser.

Un mouvement efficace ou performant, de quelque sorte que ce soit, est réalisé en supprimant, éliminant les efforts superflus, parasites.

Cherchez la sensation plaisante, agréable

Le plaisir relâche la respiration qui devient simple et facile. Trop chercher à améliorer gêne, fait obstacle à l’apprentissage. Il est moins important d’apprendre de nouvelles prouesses techniques que de maîtriser la façon d’apprendre de nouvelles compétences.

N’ « essayez » pas de bien faire

Apprenez à faire bien, mais n’essayer pas de faire bien. L’expression d’essayer fortement trahit notre propre conviction soit de n’être pas capable, ou de ne pas être assez bien.

N’essayez pas de faire « joli »

Une performance est jolie à regarder lorsque la personne s’utilise de façon harmonieuse. Ce qui veut dire que toutes les parties sont dirigées vers l’action elle-même. L’attention à faire joli pendant l’apprentissage introduit de la disharmonie. Une partie de l’attention est mal dirigée, ce qui entraîne de la gêne plutôt que de la conscience…

Chaque partie et toutes les parties de vous –mêmes devraient coopérer à la réalisation du mouvement uniquement dans une amplitude nécessaire. Un acte devient élégant lorsque nous ne faisons rien d’autre que celui-ci ; tout ce que nous faisons de plus ou au-delà du mouvement, détruit l’harmonie.

Ces séances de « Prise de conscience par le mouvement »sont faites pour vous aider à rendre l’impossible possible, le difficile facile, le facile élégant et agréable à faire.

Insister sur le mouvement facile et léger

Nous apprenons habituellement avec trop d’efforts. On nous a enseigné qu’essayer fortement, ardemment, avec efforts est une vertu dans la vie, et nous avons été induits en erreur en croyant qu’essayer durement est aussi une vertu en apprenant.

Apprendre demande de la place dans notre système nerveux, qui est structuré pour détecter et sélectionner, parmi nos essais et nos erreurs, l’essai le plus efficace. Nous éliminons ainsi les mouvements futiles, inutiles, jusqu’à ce que nous trouvions une sensation corporelle suffisante des éléments réfléchis et corrects de l’effort final. Ceux-ci doivent être distribués dans la bonne direction et dans un rythme adéquat.

Il est plus facile de sentir les différences lorsque l’effort est léger

Si je devais porter une lourde charge sur mon dos, je ne saurais sentir une boîte d’allumettes ajoutée à la charge, ni conscient qu’elle a été enlevée. Quel est, en fait, le poids qui doit être ajouté ou enlevé pour nous rendre conscient du changement d’effort qui a été produit ? Pour les efforts musculaires ou notre sens kinesthésique, ce poids est à peu près de 1 pour 40 d’un effort de base pour un bon système nerveux. Porter 400 livres, nous pouvons sentir une modification quand 10 livres ont été ajouté et enlevé de la charge. Portant 40 livres, nous pouvons sentir un changement d’une livre. Et Tout le monde peut le sentir les yeux fermés quand une mouche se pose sur un petit morceau de bois ou une paille, ou quand elle s’envole à nouveau.

En bref, le plus petit effort, la plus fine augmentation ou diminution que nous pouvons distinguer et, aussi,  la plus fine de nos différenciations (qui est à la mobilisation de nos muscles suite à la stimulation de nos sensations). Plus l’effort est léger, plus vite nous apprenons une compétence ; et le niveau de perfection que nous pouvons atteindre va de pair avec la délicatesse que nous obtenons. Nous arrêtons de nous améliorer quand nous ne sentons aucune différence pendant l’effort fait ou dans le mouvement.

Pourquoi être préoccupé par l’efficacité ?

Qu’arrive-t-il quand l’énergie est transformée en mouvement ? Il est évident qu’elle n’est pas perdue mais qu’elle reste quelque part dans le corps. En effet, elle est transformée en chaleur à travers l’usure normale des muscles, de nos ligaments et de nos surfaces interarticulaires de nos articulations et de nos vertèbres. Tant que nous sommes jeunes, les capacités de santé et de guérison de nos corps sont suffisantes pour réparer les dégâts causés par des efforts inefficaces, mais ils le font au détriment de notre cœur et des mécanismes d’autorégulation et de « nettoyage » de notre organisme. Mais ces capacités ralentissent, même dès un âge moyen, quand nous venons juste de devenir un adulte, et elles deviennent, par conséquent, léthargiques assez tôt.

Si nous n’avons pas appris l’action efficace, nous sommes pris dans des maux et douleurs et dans une impossibilité croissante de faire ce que nous voudrions faire.

Le mouvement efficace est si plaisant à faire et élégant à regarder, qu’il inspire ce sentiment formidable de faire bien et devient une expérience esthétique satisfaisante.

Ne vous concentrez pas

Ne vous concentrez pas si pour vous la concentration signifie diriger votre attention sur un point important de votre capacité / habilité maximale. Il existe une sorte de concentration particulière, utile comme un exercice, mais rarement dans une occupation normale et dans les compétences enseignées.

Supposez que vous jouez au basket et que vous vous concentrez au point maximum- que vous n’aurez jamais, ou presque jamais, le loisir de pouvoir le faire à moins d’être seul devant le panier de basket. Quand deux équipes jouent, l’ouverture pour un lancé est un court, et rapide instant au court duquel vous pouvez atteindre non seulement le panier de basket, mais aussi prendre en compte les joueurs autour, trouver l’équilibre et la posture juste pour exécuter un lancé efficace.

Les meilleurs joueurs sont ceux qui s’adaptent continuellement aux positions changeantes des joueurs de leur équipe comme de l’équipe adverse. La plus part du temps, leur concentration est orientée vers un très large espace ; le panier de basket est juste faiblement gardé en arrière-plan de leur conscience, d’où c’est possible, l’ouverture d’une opportunité est le centre de l’attention.

Par conséquent, ne vous concentrez pas mais, plutôt, portez votre attention sur la situation d’ensemble, occupez-vous de votre corps, et de l’environnement afin de percevoir, ressentir et de devenir conscient de tout changement, ou différence. Une concentration juste suffisante pour le, la percevoir.

Nous ne disons pas au début ce que sera la dernière étape.

Les leçons « Prise de Conscience par le Mouvement » vous aideront à atteindre votre potentialité innée de la meilleure façon et en évitant de juste vous donner l’opportunité de vous utiliser de la façon habituelle pour vous mener, initialement, à chercher une meilleure façon d’agir.

En réduisant l’envie de réussir, et en accompagnant les moyens d’accomplir, vous apprendrez facilement, avec aisance. En voulant réussir vous perdez la motivation pour apprendre et, par conséquence, vous acceptez un plus faible niveau que le potentiel dont vous êtes doté. Quand nous retardons l’objectif de la réussite en soignant efficacement les moyens, nous mettons en place pour nous-mêmes un plus haut niveau d’accomplissement, de réussite si nous ne sommes pas conscients que c’est cela que nous sommes en train de faire. En sachant ce que nous accomplissons avant d’avoir appris à apprendre, nous ne pouvons qu’atteindre la limite de notre ignorance, qui est souvent général. De telles limites sont intrinsèquement plus faibles que celles que nous pouvons prévoir après une meilleure connaissance de nous-mêmes.

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25
SEPTEMBRE, 2018

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Mots-Clés

autonomie
image du corps
norme
société

Apprendre sans imiter, sans avoir pour modèle l’enseignant, ni pour référence la façon dont il exécute les mouvements : voici un des enjeux, et une des modalités de la méthode Feldenkrais.

Sortir des modèles est un des principes de la Méthode Feldenkrais™.

Que se passe-t-il dès qu’on regarde faire ?

Que ce soit voulu ou pas, dès que l’on regarde on se projette dans l’autre ; on cherche la validation dans le regard du professeur, du sachant.

Est-ce que je fais bien ? Est-ce que je fais comme il faut ?

Notre autonomie dans la connaissance de notre corps, et de notre fonctionnement – comportement s’en trouve altérée.
Avec le regard, réciproquement l’enseignant devient un miroir projeté : sa propre façon de faire se reflète dans la manière dont les élèves font le mouvement.
Si cela peut être un cercle vertueux où chacun cherche à s’améliorer, cela peut être un piège : de la compétition s’installe, de l’obéissance à des représentations, une volonté d’être dans la « bonne forme » s’exprime.

Le « comme il faut » se trouve lié à nos schémas socio-culturels, à nos croyances. Cependant peut-on échapper à ce « comme il faut » lorsque le guidage des séances est fait par les indications verbales du praticien, de la praticienne, où la démonstration est absente ?
Si le, la praticienne est vigilante : oui ; car il, elle peut guider cette liberté à apprendre.

Et à la fois non car le langage peut sous-entendre des « comme il faut ».

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